Daniel, blanquette, cadichon, en Oisans

Daniel, blanquette, cadichon, en Oisans

La chèvre de Monsieur Daniel

Pendant que Daniel, tel un héros de la pédale, escalade les cols de Sarenne et de l’Alpe d’Huez, entouré de chèvres, d’ânes et de paysages grandioses, nous autres, pauvres habitants de la Côte d’Azur, contemplons avec envie cette fraîcheur montagnarde.

Il y a là comme un remake alpin de La Chèvre de Monsieur Seguin : Daniel a troqué la petite corde de Blanquette contre un vélo, et plutôt que de finir dans l’estomac du loup, il risque surtout de finir dans celui du col de Sarenne !

Les chèvres, elles, le regardent passer avec cet air supérieur propre aux montagnardes : « Encore un cycliste qui croit qu’il va nous rattraper… »

Pendant ce temps, dans le var, la situation est tout autre. Nous ne vivons plus : nous confisons. Transformés par la canicule en tomates séchées de luxe, nous attendons le moindre courant d’air comme Daniel attend la fin d’un col.

Alors, Daniel, profite bien de tes montagnes, de tes ânes, de tes chèvres et de cette divine fraîcheur. Ici, en Provence, le loup de Monsieur Seguin a été remplacé par le soleil : il ne nous dévore pas, mais il nous fait doucement mijoter.

Daniel, Daniel, revient,
tes collègues t’attendent et comme ils n’ont plus les dents aussi acérées qu’avant, tu ne risques pas d’être dévoré par le peloton